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RDC: 7 policiers de l’escorte de la Première ministre jugés pour la mort violente d’un brigadier

La Cour militaire de Kinshasa-Gombe a ouvert, ce vendredi 4 avril, un procès en flagrance impliquant sept membres de la Police nationale congolaise (PNC). Ces agents, tous issus de l’Unité de protection et hautes institutions (UPI/HP) détachés à la Primature, sont accusés d’être les auteurs des violences ayant entraîné la mort du brigadier de 1ère classe Kabeya Senda Fiston, décédé le 31 mars dernier suite à une altercation avec l’escorte officielle de la Première ministre Judith Suminwa.

Les prévenus, dont deux commissaires supérieurs adjoints, deux sous-commissaires, un brigadier en chef et un agent de police, font face à des charges de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et de « violation des consignes ». Lors de cette première audience, la Cour a procédé à l’identification formelle des accusés, première étape d’un procès qui s’annonce sensible dans le contexte des actualités RDC actuelles.

L’affaire remonte au 31 mars lorsque le brigadier Kabeya aurait tenté d’interpeller le cortège de la Première ministre pour une infraction routière. Selon des sources judiciaires, la justice militaire cherche à établir avec précision le degré de responsabilité de chaque prévenu dans ce drame qui a provoqué une vive émotion dans l’opinion publique congolaise.

Dès cette première audience, les avocats de la famille de la victime ont déposé une requête en constitution de partie civile contre l’État congolais, estimant que la République devrait être tenue pour civilement responsable. Cette demande sera examinée lors de la prochaine audience fixée au vendredi 11 avril, selon le calendrier judiciaire communiqué par la Cour militaire.

Le contexte de cette affaire est particulièrement sensible, alors que des vidéos montrant un collègue du défunt dénonçant une « exécution » liée à l’exercice de ses fonctions ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, alimentant le débat sur les abus des cortèges officiels à Kinshasa. Me Carlos Mupili, célèbre activiste des droits de l’homme en RDC, avait publiquement exigé l’ouverture d’un procès équitable pour « faire toute la lumière » sur cette affaire emblématique.

Ce procès intervient à un moment où la question de l’impunité des escortes officielles est au cœur des actualités politiques RDC. Les observateurs notent que l’affaire pourrait constituer un test pour la justice militaire congolaise, souvent critiquée pour sa partialité présumée dans les dossiers sensibles. La transparence exigée par la partie civile et les organisations de défense des droits humains sera-t-elle au rendez-vous ? La réponse se construira au fil des audiences à venir devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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