Une nouvelle attaque sanglante a endeuillé la province du Kwilu ce mardi 1er avril. Les miliciens Mobondo ont frappé la ferme Kabiyala, située à environ 7 kilomètres du village Mayala dans le territoire de Bagata. Selon les sources militaires, cette incursion meurtrière a fait 13 victimes civiles, froidement égorgées par ces insurgés.
Le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l’opération Ngemba menée par la 11e région militaire Grand Bandundu, a confirmé ces informations tragiques : « Un groupe de miliciens Mobondo lourdement armé a mené une incursion meurtrière mardi à Kabiyala, et le bilan provisoire de cette incursion fait état de 13 civils tués par ces insurgés ».
Face à cette situation critique, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont immédiatement intervenues. Leur réaction rapide a permis de neutraliser cinq assaillants et de récupérer un important arsenal comprenant deux armes de guerre et un lot de machettes. Malheureusement, cette opération a également coûté la vie à un soldat congolais, mortellement touché par balle lors des affrontements.
Ces violences récurrentes dans le Grand Bandundu interrogent sur l’efficacité des mesures gouvernementales pour rétablir la paix dans la région. Alors que les autorités multiplient les initiatives pour pacifier la zone, les miliciens Mobondo semblent déterminés à poursuivre leurs exactions. Comment expliquer cette escalade de violence malgré les efforts déployés ? Les spécialistes pointent du doigt la complexité du conflit et la nécessité d’une approche multidimensionnelle.
Les FARDC, quant à elles, réaffirment leur détermination à traquer ces groupes armés jusqu’à leur dernier retranchement. « Nous ne laisserons pas ces miliciens semer la terreur parmi nos populations », a déclaré un officier sous couvert d’anonymat. Cette position ferme de l’armée congolaise montre la volonté des autorités de mettre fin à l’insécurité qui mine la province du Kwilu.
Cette tragédie survient dans un contexte déjà tendu pour la région, où les populations civiles paient un lourd tribut aux conflits armés. Les habitants de Bagata et des environs vivent dans la peur constante de nouvelles attaques, tandis que les humanitaires alertent sur la détérioration des conditions de vie dans cette partie de la RDC.
Alors que le pays s’apprête à célébrer le 64e anniversaire de son indépendance, ces événements rappellent cruellement les défis sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo. Entre espoirs de paix et réalités sanglantes sur le terrain, le chemin vers la stabilité semble encore long pour les populations du Kwilu.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net