Une attaque brutale a frappé le village de Sanduku, situé à environ 90 kilomètres de Bunia dans le territoire de Djugu, plongeant une fois de plus la région dans l’incertitude et la terreur. Dimanche 23 mars, des miliciens identifiés comme appartenant au groupe Zaïre ont lancé une incursion meurtrière, entraînant la mort de trois personnes et blessant dix-sept autres, selon des sources locales. Cette agression a laissé les habitants dévastés et profondément inquiets quant à leur sécurité future.
Les conséquences de cette attaque sont dramatiques. Outre le lourd bilan humain, plusieurs maisons ont été incendiées, anéantissant des foyers et plongeant les survivants dans une cruelle panique. Les activités socio-économiques du village sont aujourd’hui paralysées, les habitants craignant de nouvelles violences et peinant à reprendre une vie normale.
Les autorités sécuritaires locales ont rapporté que certains des assaillants se seraient repliés vers Bethlehem, un village voisin où un contingent de l’armée ougandaise a établi une base. Cette information ajoute une dimension de complexité à la situation, en raison de la présence étrangère dans cette région déjà fragile. La tension reste palpable, et les zones environnantes s’inquiètent de possibles représailles ou nouvelles incursions dans les jours à venir.
Ces événements tragiques mettent en exergue une problématique récurrente dans cette partie de la République démocratique du Congo : l’insécurité persistante alimentée par des groupes armés. L’intervention militaire dans la région s’est avérée cruciale, mais visiblement insuffisante pour prévenir de telles violences. Cette attaque relance le débat sur la stratégie sécuritaire à adopter face à la multiplicité des milices actives dans le territoire de Djugu.
Face à cette crise, les regards sont tournés vers les autorités. Que peuvent-elles faire pour rétablir la confiance et la stabilité dans cette région? Alors que la population demande une sécurité renforcée, il est impératif que les dirigeants locaux et nationaux réagissent rapidement à cette escalade de la violence.
Ce drame révèle également les conséquences humanitaires, sociales et économiques d’une telle instabilité. Au-delà de l’urgence sécuritaire, des solutions de fond doivent être envisagées pour restaurer la paix et le développement dans des territoires trop longtemps abandonnés à leur sort. Cette attaque à Sanduku s’inscrit comme un douloureux rappel que les défis sécuritaires de la RDC, particulièrement dans l’est du pays, nécessitent des actions concrètes et coordonnées.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net