La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de se détériorer. Les rebelles de l’AFC/M23, déjà actifs dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, ont désormais étendu leur emprise au territoire de Mwenga. Selon des sources locales, leur arrivée a été précédée par de violents affrontements contre les miliciens wazalendo, avant leur entrée dans la soirée du lundi 3 mars 2025 par la localité de Kilungutwe.
Les rebelles auraient débordé jusqu’à plusieurs localités, y compris Tibimbi, après des combats intenses qui ont d’abord éclaté à Bwahungu. Ces derniers ont ensuite progressé vers des zones stratégiques comme “Mise en garde” avant d’envahir le groupement de Tibimbi. “Depuis tard dans la soirée, les rebelles de l’AFC/M23 sont déjà visibles ici à Kilungutwe. Les wazalendo qui y étaient ont disparu,” a confié une source locale à nos confrères d’ACTUALITE.CD.
Les témoignages recueillis décrivent une avancée méthodique des combattants du M23 qui ont même franchi la rivière Kadubo, marquant ainsi une nouvelle étape dans la progression de leur campagne militaire. Selon une autorité locale : “Ils ont avancé jusqu’au village de Mufa avant de traverser la rivière Kadubo qui sépare les territoires de Mwenga et Walungu. Ils ont débordé jusqu’à Muduwe, Kilungutwe et maintenant Kalama.”
Ces incursions répétées des rebelles dans les zones frontalières témoignent non seulement de la supériorité militaire de l’AFC/M23 face aux forces locales mais également de leur stratégie bien orchestrée pour renforcer leur emprise au Sud-Kivu. Avec cette nouvelle incursion, le groupe armé est désormais présent dans six territoires de la province : Mwenga, Kalehe, Kabare, Walungu, Uvira et Fizi, laissant seulement Shabunda et Idjwi hors de leur portée pour le moment.
Pendant ce temps, des combats ont également été signalés durant la journée du lundi à Walungu, Kaniola, Burhale, et Kamisisi. Cette montée en puissance de l’AFC/M23 renforce l’instabilité dans une région déjà marquée par plusieurs décennies de conflits armés.
Face à cette situation alarmante, une question cruciale se pose : les autorités nationales et internationales réagiront-elles à cette escalade dangereuse ou continueront-elles à rester passives face à l’avancée de cette rébellion qui menace non seulement la sécurité des populations locales mais aussi la stabilité régionale ?
Les populations civiles, premières victimes de ces affrontements, continuent de payer le prix fort. Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour restaurer la sécurité et apporter un soutien humanitaire aux zones touchées.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd