33.2 C
Kinshasa
jeudi, février 27, 2025

Toute l'Actualité RDC, en Direct et en Détail

AccueilActualitéSecuritéCrise à Goma : une population entre incertitude et survie

Crise à Goma : une population entre incertitude et survie

Depuis le 27 janvier dernier, la ville de Goma, située dans le Nord-Kivu, est plongée dans une profonde crise à la suite de la prise de contrôle par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par l’armée rwandaise. Plus d’un mois après cet événement, la situation reste préoccupante, tandis que l’incertitude continue de dominer la vie des habitants.

L’occupation de Goma par le M23 a entraîné un exode massif. Des centaines de familles ont franchi les frontières vers les pays voisins tels que le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, tandis que d’autres se sont dispersées dans différentes provinces de la République démocratique du Congo (RDC). Cependant, les déplacements à l’intérieur du pays ne sont pas sans risques, surtout dans des zones où l’insécurité persiste. Les sites accueillant les déplacés ayant été fermés, beaucoup de gens sont contraints de retourner dans leurs villages d’origine, bien qu’ils soient encore en proie à des tensions et des menaces.

Les répercussions économiques de cette crise sont également colossales. Dans une ville qui avait connu un certain dynamisme économique, l’argent circule désormais au compte-gouttes. Les banques et institutions financières sont restées portes closes, et les échanges commerciaux, autrefois florissants, sont réduits à leur plus simple expression. Cette paralysie accentue la précarité des ménages et fragilise la capacité des citoyens à subvenir à leurs besoins essentiels.

Les infrastructures sanitaires n’ont pas été épargnées. Les hôpitaux de Goma sont débordés, accueillant un flux incessant de blessés de guerre. Les organisations humanitaires, qui peinent à acheminer des médicaments et des secours, soulignent l’urgence d’une intervention rapide pour éviter une rupture complète des approvisionnements médicaux, qui serait catastrophique dans cette région déjà vulnérable.

Sur le plan éducatif, les écoles ont timidement rouvert leurs portes, mais les cours sont perturbés en raison de l’insécurité ambiante et des déplacements forcés des enseignants comme des élèves. Si certains axes routiers et le trafic lacustre avec Bukavu ont repris, l’aéroport de Goma demeure fermé, isolant encore davantage la ville du reste du pays.

Parallèlement, le M23 a installé une administration parallèle à Goma, consolidant son emprise sur la région. Cette structure, avec l’instauration d’un gouverneur et d’autres représentants aux postes stratégiques, accapare désormais la gestion de la ville. En plus de Goma, le groupe contrôle plusieurs localités des territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Walikale, Masisi et Lubero, étendant encore son influence.

Face à ces multiples défis, les habitants de Goma espèrent une solution rapide. Pourtant, à mesure que les jours passent sans avancée tangible, l’avenir semble suspendu à une issue aussi floue qu’incertaine. La communauté internationale et les partenaires régionaux tardent à coordonner des actions concrètes alors même que les souffrances des populations s’intensifient. La question demeure : combien de temps les habitants de Goma devront-ils encore attendre pour retrouver sécurité et normalité ?

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


A la une Actualité RDC

Derniers Appels D'offres