Les tensions sécuritaires s’intensifient dans le village de Mikenge, situé dans le secteur d’Itombwe du territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Depuis trois jours, des affrontements acharnés opposent les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants wazalendo à la coalition du groupe armé Twirwaheno et de la rébellion burundaise Red-Tabara, allégeant leur allégeance au mouvement rebelle M23. Une situation qui plonge la région dans une instabilité croissante.
Selon une source locale, cette coalition armée, menée par les Twirwaheno/M23 et dirigée par Charles Sematama, a pris le contrôle de Mikenge. “Mikenge est désormais sous l’emprise des M23 et de leurs alliés Twirwaheno,” a confirmé Pacifique Kararuka, président de la nouvelle société civile congolaise de Kipupu. Ces rebelles profitent de la complexité du terrain et de la fragilité des défenses pour évoluer dans cette région depuis plusieurs années, où d’autres groupes armés ont également déjà causé de sévères dégâts, notamment en vies humaines et en déplacements massifs.
Le chef de secteur de l’Itombwe, Kininga Kitabu Kiki, reste prudent mais reconnaît l’urgence de la situation. “La situation sécuritaire reste toujours volatile à cet endroit,” a-t-il indiqué sans fournir plus de détails. Mikenge, jadis un village paisible, est désormais au centre d’une lutte stratégique où la rivalité des protagonistes aggrave la souffrance des populations.
Ce conflit armé, reflet d’une insécurité généralisée en République démocratique du Congo, attire l’attention sur la nécessité d’une stabilisation urgente pour garantir la sécurité des habitants et mettre fin à des années de violences meurtrières. La communauté internationale doit également s’interroger : quel rôle doit-elle jouer pour briser ce cycle infernal ? Les médias congolais et l’actualité RDC invitent à une réflexion collective et à une action immédiate pour mettre fin à ces hostilités récurrentes.
Cette nouvelle escalade sécuritaire interpelle les autorités congolaises sur leur stratégie pour l’élimination des groupes armés dans ces régions stratégiques. Si rien n’est fait, Mikenge pourrait être un point de départ pour une augmentation plus large des violences, rendant encore plus difficile un retour à la normale. L’importance systématique de la paix, de la réhabilitation des déplacés et d’un appui humanitaire devient une urgence dans ce territoire marqué par des crises récurrentes.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd