Un tragique accident de la circulation a endeuillé ce samedi 5 avril 2025 la route nationale 1 (RN1) dans la province du Kongo-Central. Le drame s’est produit à hauteur du village Kikalu, entre la cité de Kinzau-Mvuete et la ville de Boma, dans le territoire de Seke-Banza. Le bilan est lourd : cinq personnes ont perdu la vie, dont deux officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), et plusieurs véhicules ont été gravement endommagés.
Selon les témoignages recueillis sur place, l’accident impliquait un imposant véhicule remorque transportant une cargaison de bidons d’huile appartenant à une entreprise angolaise. Ce poids lourd, en provenance de Cabinda en Angola, aurait mal négocié un virage avant de percuter violemment une jeep Land Cruiser de l’école de santé de la base militaire de Kitona. Le choc fut si violent qu’il a provoqué la mort instantanée de cinq personnes : les deux officiers militaires et trois femmes civiles.
La scène qui a suivi l’accident a été marquée par la colère des habitants du village Kikalu. Ces derniers, dans un élan de frustration, ont pillé la totalité de la cargaison du véhicule remorque. Le chauffeur du camion, quant à lui, a pris la fuite, laissant derrière lui un paysage de désolation. Les corps des victimes ont été transportés à la morgue de la Croix-Rouge de Kinzau-Mvuete en attendant les formalités judiciaires.
Les causes de cet accident mortel semblent multiples selon les témoins. L’excès de vitesse, l’ivresse au volant et une mauvaise maîtrise du Code de la route sont pointés du doigt. Ces facteurs récurrents dans les accidents de circulation en RDC soulèvent une fois de plus la question cruciale de la sécurité routière dans le pays. Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que des mesures drastiques ne soient prises ?
Cet événement tragique intervient dans un contexte où les accidents de la route font régulièrement la une des actualités en RDC. La RN1, axe stratégique reliant plusieurs provinces, est particulièrement connue pour être le théâtre de nombreux accidents, souvent dus à l’état déplorable de la chaussée et au non-respect des règles élémentaires de circulation.
Les autorités provinciales du Kongo-Central n’ont pas encore officiellement réagi à ce drame. Cependant, cette nouvelle tragédie routière relance le débat sur l’urgence de renforcer les contrôles routiers et de sensibiliser davantage les conducteurs aux dangers de la route. Dans une région où les infrastructures de transport restent précaires, la question de la sécurité routière demeure plus que jamais d’actualité.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net