Dans une démarche stratégique visant à relancer les activités de la MIBA, une délégation congolaise s’est rendue au Botswana pour s’inspirer du modèle réussi de ce pays dans l’industrie diamantifère. Cette mission, menée par l’Unité de gestion de projet d’appui financier de l’État pour la relance des activités de la MIBA (UGP-MIBA), pourrait marquer un tournant décisif pour le secteur minier en République Démocratique du Congo.
Premier producteur africain et deuxième mondial de diamants, le Botswana sert de référence avec son partenariat historique avec De Beers depuis 1971. Ce modèle, basé sur une répartition équitable des revenus et une évolution progressive de l’actionnariat entre sociétés nationales et internationales, a permis au pays de bâtir une industrie diamantifère florissante. La délégation congolaise, conduite par Mme Joëlle Kabena, coordonnatrice de l’UGP-MIBA, a rencontré divers acteurs clés, dont la Debswana Diamond Company et des représentants gouvernementaux.
« La réussite de la relance de la MIBA repositionnera cette entreprise parmi les grands producteurs mondiaux de diamants », a déclaré Mme Kabena. Elle a souligné l’importance de ce modèle pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et augmenter les recettes de l’État, conformément à la vision du Président de la République. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du secteur minier en RDC, un pilier essentiel de l’économie nationale.
L’UGP-MIBA joue un rôle préparatoire crucial sans se substituer à la MIBA. « Nous préparons le terrain à travers l’unité de coordination que je dirige, avec le soutien du Comité de pilotage », a expliqué Mme Kabena. La collaboration avec les communautés locales, notamment les femmes et les jeunes, est également au cœur de cette relance, visant à assurer une inclusion sociale et économique durable.
Un représentant de la Direction technique et d’exploitation de la MIBA a précisé que la société était prête à collaborer avec des partenaires capables d’améliorer ses capacités techniques. « La réussite de la relance repose sur une viabilité économique renforcée et une chaîne d’approvisionnement mondiale plus fluide », a-t-il ajouté. Ces échanges pourraient donc ouvrir la voie à des partenariats stratégiques susceptibles de transformer l’industrie diamantifère congolaise.
Cette mission au Botswana illustre une volonté politique claire de redresser la MIBA, ancien fleuron de l’économie congolaise. Si les leçons du modèle botswanais sont bien appliquées, la RDC pourrait voir son secteur diamantifère retrouver une place de choix sur l’échiquier mondial, avec des retombées économiques significatives pour le pays et ses populations.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net