Dans un contexte où l’autonomisation des femmes reste un défi majeur en République Démocratique du Congo, l’Agence belge de développement (ENABEL) a pris une initiative remarquable. Mardi 1er avril, plus de trente étudiantes issues des établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) de la Tshopo ont participé à une séance de sensibilisation sur leur accès aux ressources nationales. Une initiative qui, selon les organisateurs, vise à renforcer leur contribution au développement local.
Mary Rajaonarisoa, chef de projet chez ENABEL, a souligné l’importance de cette démarche : « Nous accompagnons les jeunes dans la formation à des métiers d’entrepreneuriat, avec des objectifs spécifiques pour les femmes. Nous mettons en place des supports, notamment des bourses, pour faciliter leur accès à ces opportunités. » Une approche qui répond directement aux besoins identifiés sur le terrain, dans une région où les inégalités de genre persistent.
Les participantes, visiblement enthousiastes, ont exprimé leur satisfaction. Parmi elles, la révérende sœur Catherine Mabata, étudiante à l’ISP/Kisangani, a plaidé pour la pérennisation de telles initiatives : « Ces activités doivent être régulières pour éveiller la conscience des femmes. Elles doivent comprendre qu’elles ont un rôle crucial à jouer dans le développement de leur communauté. » Un appel qui résonne particulièrement en cette période de clôture du mois de mars, traditionnellement dédié à la promotion des droits des femmes.
Elisabeth Isikisiki, chef de division provinciale du genre, a salué l’engagement d’ENABEL. « Cet appui est précieux. Nous présenterons les résultats globaux de ces initiatives ce mercredi 2 avril », a-t-elle annoncé. Une déclaration qui laisse entrevoir des perspectives encourageantes pour l’avenir des femmes de la Tshopo.
Alors que la RDC continue de se battre pour réduire les disparités entre les sexes, des initiatives comme celles d’ENABEL montrent la voie. Mais suffiront-elles à changer durablement les mentalités ? La question reste ouverte, mais une chose est sûre : chaque pas compte dans ce long chemin vers l’égalité.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: radiookapi.net