Une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) a rencontré, ce jeudi 27 février à Brazzaville, le président du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, pour discuter du pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en République démocratique du Congo (RDC). Cette initiative, portée par la coopération entre ces deux grandes institutions religieuses, vise à explorer des solutions concrètes et durables pour mettre fin à la crise persistante dans la partie orientale de la RDC.
L’accent principal de cette rencontre a été mis sur l’implication éventuelle et personnelle du président Sassou N’Guesso dans le processus de résolution de cette crise, à travers le dialogue. Figure connue pour son rôle historique de médiateur dans plusieurs conflits à travers l’Afrique, Denis Sassou-N’Guesso pourrait, selon la délégation, contribuer à renforcer et accélérer les initiatives en cours.
Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, a précisé qu’« il s’agit d’une démarche visant à solliciter l’expérience et la sagesse du président Sassou pour accompagner ce processus. Son implication serait un atout précieux pour la paix et la stabilité dans la région. »
La délégation était conduite par deux figures importantes des institutions religieuses de la RDC : le révérend pasteur André-Gédéon Bokundoa-Bo-Likabe, président national de l’ECC, et Mgr Fulgence Muteba, président de la CENCO. Leur déplacement à Brazzaville reflète l’urgence et le sérieux d’une situation qui, pour certains observateurs, menace de plus en plus d’entailler la cohésion sociale et régionale dans l’est de la RDC.
Ce « pacte social pour la paix et le vivre-ensemble », qui a été au cœur des discussions, incarne une philosophie de coopération transfrontalière qui pourrait bien s’avérer décisive pour les habitants de l’est congolais, souvent confrontés à des violences interminables. Mais une question se pose : ce genre de pacte, basé sur des principes humanistes et de dialogue, pourrait-il réellement changer la donne ? Cela nécessiterait assurément, au-delà des bonnes intentions, un véritable engagement politique et diplomatique.
Alors que des millions de personnes attendent avec impatience des avancées concrètes, ce type d’initiative soulève également l’intérêt sur la scène géopolitique africaine et internationale. Dans un contexte où la RDC continue de capter l’attention du monde, grâce à son potentiel économique mais aussi à cause de ses crises successives, tout geste en faveur de la paix pourrait avoir une résonance bien au-delà des frontières congolaises.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net