Une avancée significative s’est produite récemment dans la province du Tanganyika, où plus de dix membres du Réseau des Femmes de Médias du Tanganyika (REFEMET) ont suivi une formation intensive sur la détection et le signalement des fake news sur les réseaux sociaux. Cette initiative, orchestrée par Cœur international en collaboration avec Josaphat Marquis, la coordonnatrice du REFEMET, se veut une réponse prompte et efficace à la propagation alarmante de la désinformation dans cette région de la République démocratique du Congo.
Lutter contre les fake news est devenu un enjeu crucial pour les défenseurs de l’information fiable. Josaphat Marquis explique : « À travers ce forum, les membres de REFEMET savent désormais détecter les fausses informations et alerter à temps les utilisateurs des réseaux sociaux. Depuis quelque temps, nous avons remarqué une recrudescence de messages contenant des informations erronées, voire malveillantes. » C’est dans cette optique qu’a été mise en place une formation sur le fact-checking, une démarche visant à outiller ces journalistes et acteurs locaux avec des techniques et stratégies pour vérifier la véracité d’une information avant sa diffusion.
La formation a fait la part belle aux outils pratiques. Désormais, chaque membre peut, via son smartphone, appliquer les méthodes apprises. Une fois une fausse information détectée, une capture d’écran est réalisée avec la mention ‘FAUX’ inscrite en rouge, un système visuel conçu pour avertir et sensibiliser à grande échelle. Ce mécanisme, selon Marquis, représente une avancée pour confiner la prolifération des fake news dans un monde où les réseaux sociaux transforment chaque utilisateur en potentiel émetteur d’informations, mais souvent au mépris des principes fondamentaux du journalisme.
Les réseaux sociaux, bien qu’inestimables pour la communication globale, sont devenus parallèlement un terrain fertile pour les fausses informations. « Tout le monde s’improvise journaliste alors qu’il y a des principes pour informer », déplore Josaphat Marquis. Ses mots sont un rappel poignant de l’importance de l’éducation et de la vigilance dans une ère où la désinformation peut influer massivement sur l’opinion publique et les dynamiques sociales.
La formation au Tanganyika illustre ainsi comment la mobilisation et l’enseignement peuvent transformer des journalistes locaux en sentinelles de la vérité. Cela s’inscrit également dans un mouvement plus large, visant à renforcer l’intégrité journalistique en République démocratique du Congo. Avec le soutien continu des organisations et des partenaires comme Cœur international, des initiatives similaires pourraient enrichir les connaissances dans d’autres provinces de la RDC, forgeant une riposte efficace contre ce phénomène inquiétant.
Alors que les fake news continuent d’envahir l’espace numérique, combien d’autres régions suivront cette démarche préventive cruciale pour sauvegarder l’authenticité de la communication en République démocratique du Congo ?
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net