L’organisation non gouvernementale Solidarité pour la protection des droits de l’Enfant (SOPRODE) a marqué un pas décisif en plaidant pour l’annulation de l’exploitation de nouveaux blocs pétroliers et gaziers en République démocratique du Congo (RDC). Ce plaidoyer intervient dans un contexte où la biodiversité nationale, l’une des plus riches du continent africain, est sous pression croissante.
Le mercredi 27 novembre, Robert Kitumaini, directeur exécutif de SOPRODE, a tenu à souligner l’urgence de la situation lors de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation sur la pollution plastique (INC-5) à Busan, en Corée du Sud. Cet événement majeur, qui rassemble experts et décideurs internationaux du 25 novembre au 1er décembre, fournit une plateforme cruciale pour aborder des problématiques environnementales globales, directement liées à l’avenir du Congo.
Selon Robert Kitumaini, les appels d’offres pour l’exploitation de ces blocs pétroliers et gaziers présentent des risques graves : « Ils menacent de dégrader encore davantage notre biodiversité, de mettre en péril les communautés locales et de compromettre les engagements internationaux de la RDC en matière de changement climatique. » SOPRODE appelle à une transition énergétique juste et durable, avec un focus sur des solutions renouvelables telles que les minicentrales solaires et l’hydroélectricité.
Le plaidoyer de SOPRODE, adressé à la vice-Première ministre de l’Environnement et au ministre des Hydrocarbures, repose sur une triple volonté : inciter les autorités congolaises à adopter des politiques environnementales ambitieuses, promouvoir des alternatives durables face à la pollution plastique, et renforcer la gestion des déchets au niveau national. Au moment où les experts gouvernementaux congolais participent aux discussions de Busan, ce message s’avère particulièrement opportun.
Sur la scène internationale, la lutte contre la pollution plastique constitue également un chantier prioritaire pour SOPRODE. L’organisation milite pour que la RDC soutienne activement l’adoption d’un traité mondial juridiquement contraignant, afin de réduire cette pollution et de protéger les écosystèmes fragiles du pays. « Nous insistons sur la nécessité de promouvoir des alternatives durables », insiste Kitumaini.
Ce positionnement s’inscrit dans une vision plus large, celle de préserver l’environnement tout en garantissant un avenir durable aux générations futures. Dans un monde où la transition énergétique redéfinit les paradigmes économiques et environnementaux, la RDC pourrait saisir cette opportunité pour devenir un acteur clé des énergies renouvelables et de la conservation de la biodiversité. L’enjeu n’est plus seulement national mais aussi global : quel rôle la RDC pourrait-elle jouer dans ce combat urgent pour le climat et la biodiversité ?
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net