Les inondations, manifestation tangible de la vulnérabilité environnementale, continuent de frapper la province du Tanganyika, exacerbant les défis éducatifs locaux. Jeudi 7 novembre, à Kalemie, le directeur provincial de l’éducation et de la nouvelle citoyenneté, Nicolas Prince Baeleay, a révélé l’ampleur du désastre : 108 écoles décimées par les flots impitoyables du lac Tanganyika, touchant directement environ 40 000 élèves en quête de savoir.
L’éducation dans le Tanganyika, déjà fortement éprouvée, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Quel avenir pour ces milliers d’élèves, condamnés à étudier dans des conditions indignes ? Cette hécatombe éducative s’étend dans la ville de Kalemie et les territoires alentour, notamment Moba et Nyunzu. Sur fond de crise environnementale, seules 25 % des structures scolaires de Tanganyika 1 se dressent fièrement en matériaux durables, laissant ses consœurs en pisé à la merci des intempéries, explique M. Baeleay.
La montée rapide et destructrice des eaux, phénomène récurrent mais intensifié par des dynamiques environnementales incontrôlées, souligne l’urgence d’une action concertée. Pourtant, malgré de nombreux appels résonnant vers les autorités et partenaires internationaux, les plaidoyers du directeur provincial restent lettre morte. Désolant constat d’un secteur condamnée à l’oubli, sans perspectives de réhabilitation imminente.
Face à cette indifférence silencieuse, la question résonne avec acuité : jusqu’à quand faudra-t-il attendre avant qu’une réponse significative vienne ranimer l’espoir chez ces enfants du Tanganyika ? Le défi éducatif en RDC ne saurait être vaincu sans une prise de conscience collective et des engagements tangibles. L’avenir d’une génération repose sur des actions concrètes, loin des seules paroles de compassion.
Source: radiookapi.net