Il y a plus d’un mois, le lac Kivu a été le théâtre d’un naufrage tragique. Le bateau Merdi, à seulement 200 mètres du quai de Kituku à Goma, a sombré le 3 octobre, laissant derrière lui des séquelles profondes et un appel à l’action. Malgré les promesses initiales du gouvernement pour organiser des opérations de récupération par plongeurs ou par robots spécialisés, l’épave reste immergée, témoignage silencieux de l’attente interminable sur les eaux du lac.
La société civile de Minova, menée par Juge Sadiki, exprime son inquiétude face à l’inaction persistante. Les promesses, notamment celle des 5000 gilets de sauvetage annoncés par le gouverneur du Sud-Kivu, ne se concrétisent que timidement avec l’arrivée de 500 à Minova, essentiellement dédiés au bac pour assurer la navigation. Pendant ce temps, les familles des disparus attendent toujours que justice et dignité leur soient rendues à travers des sépultures appropriées.
Du côté des compensations financières, le désenchantement est palpable. Seuls les proches des victimes retrouvées ont reçu une aide, tandis que les familles des disparus et les survivants restent sans soutien. Les attentes à Kalehe, épicentre d’une tristesse inexprimable, sont autant d’appels pour que les promesses gouvernementales se traduisent rapidement en actions concrètes. Le peuple garde espoir, espérant que les mesures engagées par le gouvernement du Sud-Kivu apporteront un changement tangible face à cette crise profondément humaine.
Ce drame, au-delà des enjeux locaux, pose des questions cruciales sur la sécurité sur les voies navigables de la République Démocratique du Congo. Comment un pays si riche en eaux peut-il encore voir de tels accidents avec si peu de répercussions?
Source: radiookapi.net